« Chacune de mes blessures a créé une perle. »
Alexandro Jodorowsky


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LA VOIE SENSORIELLE ... LA VOIE ROYALE ?

En m’appuyant sur les travaux de P. MacLean (« le cerveau tri-unique »), je vous propose une représentation succincte de la structure du cerveau (lien vers le site : le cerveau dans tous ces états)

Nous avons tout d’abord le cerveau « reptilien », le plus ancien, qui assure les fonctions vitales de l’organisme. C’est cette structure, la plus primitive du cerveau, qui assure la gestion de notre comportement face aux situations de danger, nous permet de nous reproduire et de nous alimenter (faim et soif) lorsqu’il n’y a pas de danger.
Le cerveau reptilien « gère le présent ».

Ensuite vient le cerveau limbique, « Mammifère », qui va permettre les processus de mémoire à long terme. C’est le cerveau des émotions.
Le cerveau limbique « gère le passé ».

Puis nous avons le cerveau cognitif ou néocortex. C’est par lui que se développe l’imagination, la conceptualisation, la projection.
Le néocortex « gère le futur ».


Henri Laborit a mis en évidence les différentes stratégies par lesquels nous faisons face au danger et qui, comme nous venons de le voir, appartiennent au cerveau reptilien.
C’est quand vous ne savez pas ou ne pouvez pas fuir ou attaquer que vous vous immobilisez. Le figement, la sidération, l’immobilisation, l’inhibition d’action est la solution de dernier recours.
(Cliquer ici pour lire l'exemple de la libellule « Æschne des joncs »)

« Je suis dans l'impossibilité d'agir ».


« L’impossibilité d’agir
est à l’origine de toute la pathologie
car elle détruit
notre système immunitaire »

- Henri Laborit -
(Conférence du 19 septembre 1989, Montréal (Québec))

Il faut donc pouvoir sortir de cet état d’immobilisation
pour achever la réponse biologique.


Dans la nature, comme l’explique Peter Levin, la gazelle « Impala » est chassée par les guépards.

Après avoir essayée de fuir, lorsqu’elle se fait rattraper, elle utilise la solution de dernier recours :
« le figement »

Tromper le prédateur en lui laissant croire que sa proie est déjà morte constitue une stratégie efficace. Croyant sa proie morte, il se peut que le guépard relâche sa prise. L’Impala en profite alors pour s’enfuir.
Les 2 vidéos suivantes illustrent mes propos.


Dans un endroit sûr, l’Impala se met à trembler pendant un moment. Ce sont les tremblements de décharge qui lui permettent de sortir naturellement de son état de figement quand le danger est passé, et d’éviter ainsi toute séquelle traumatique.
(Extrait de Nexus n°69 juillet-août 2010)
Grâce à cette réponse biologique "automatique", dans la nature, les animaux sont souvent stressés mais jamais traumatisés.




Comme l'explique Peter Levin dans son livre « Réveiller le tigre » :

C’est au niveau du cerveau reptilien que se déclenche le figement.
C’est au niveau du cerveau reptilien que se désactive le figement.

Essayer de résoudre un traumatisme au niveau du cerveau limbique, c'est-à-dire au niveau des émotions, ou au niveau du cerveau cognitif (néocortex), c'est-à-dire par la parole, ça ne marche pas car le cerveau reptilien est toujours en mode « danger ».
La personne est toujours en danger dans son présent car la réponse du cerveau est toujours active.


" La mémoire d'un évènement traumatique, devenu inaccessible, a bien été "enregistrée" dans le cerveau sous forme de signaux sensoriels définissant tous les aspects de la situation vécue.
Il est vain de chercher à recontacter cet épisode de vie par une approche fondée sur le mental et l'analyse, étant précisément en dehors du champ de mémoire consciente.
Seule une approche basée sur la sensation permet de remonter « le fil » permettant de déprogrammer ce processus.

C'est " la voie sensorielle ".
Didier Godeau (kinésithérapeute) (lien vers son blog)



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